Si le vent

si le vent basculait dans ma tête

oiseau tourbillonnant

 

je serais corde

si fine que

rien ne me rattacherait

mes racines gelées briseraient le ciel

à rejoindre

un firmament qui n’existe qu’en moi

 

les envolées

se feront plus larges

les mots prendront ampleur

et mes bras si malingres

à ne serrer que l’absence

ne saisiront plus l’ombre

de vos regards

 

sans fil

je déambulerais

de rivage

en soleil

les robes de Peau d’Ane

en guise de passeport

je vivrais dans les rêves

qui n’existent qu’en moi

tour de solitude

où personne n’entrera

 

si le vent basculait

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