d’un geste rageur
tu presses
vers la toile bise
de tes fantasmes
la turgescence de tes tubes
coulures noires
coulures blanches
longues traînées spermatiques
que la chaleur australe
délitera un jour
lagunes
palmiers
raies mantas
tourbillonnent dans tes mains
cyclone multicolore
chatoyant tes toiles d’ivoire
entre ces deux univers
un amour s’effaçant
dans une rivière de printemps fougueux
les écaillures noires et blanches
vastes lambeaux de tes peurs virginales
ont dénudé la toile bise
sirène tu sublimes les appétits
de ton amour douleur
