Ce poème a obtenu le premier prix de poésie libéré décerné en novembre 2014 par la Société Rosati d’Arras.
à travers les arbres que désire le vent
les fleurs de soleil où se façonne la mer
les braises qu’emprisonnent les chants d’amour
à travers les sillons refuges de mes angoisses
les encres qui naviguent sur les hachures de mes peines
les traits que j’ai peine à tirer
indifférente
à travers les fontaines
à travers les margelles où mon corps prend appui
à travers les étoiles qui reflètent les puits
je paresse en un lent pèlerinage où
se tisse le chant des dames
arabesque de leurs amours froissées
