Perdition

 

 

neige assourdie

que la pâleur du jour

estampe

 

 

aux traces indécises

répond

un froid sans complaisance

 

 

au centre de ce blanc

des lignes

où d’insanes motifs

se suspendent

au présent

 

 

du glacier de la prairie

s’ébauchent les voix

de l’inconscient

gelées

 

 

les grains d’écume givrée

disloquent les paroles

 

 

les poussières de neige

désintègrent

l’effusion du cri et de la lettre

 

 

 

l’informe surgit

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *