bruyères genêts et mûres
réveillent l’automne
le sable d’Aquitaine noircit les nuages
les fougères empourprent la forêt
sur les pins
gisent quelques fruits solitaires
auprès de troncs centenaires
de vieilles charrettes attendent que la rouille les efface
les pommes
courbées
s’échappent des branches défeuillées
pourpres au soleil iodé
elles emprisonnent le regard
le cri du corbeau déchire la plaine
septembre s’achève
