Sous les pans de leur robe
le vent se tait
murmure alors la voix
des disparues
jeunes fleurs couleur ébène
Le rose de leurs larmes
s’écoule en une lente
blessure
Sur le tableau blanc
de l’histoire
déjà s’effacent les noms
La brousse engloutit
l’ombre de leur souvenir
Et le malheur qui les déshabille
se rue dans les sables
de l’Orient sur d’autres roses
ensanglantées
