L’arbre de nuit

 

j’ai accroché la nuit

aux portemanteaux du silence

dégrafé l’ombre de mes yeux

égaré les mots blessés

dans la faille des souvenirs

 

 

les aurores scripturales

ont enseveli les ruines

 

 

 

 

le chemin rencontré est duo

où la gerçure des sentiments

rappelle la fêlure

 

 

 

 

 

 

si j’emplis le vide du chant

si les papiers s’envahissent de mes désirs

que je tutoie les arbres

et les vastes montagnes

 

 

si la rose à l’ancienne s’épanouit

tel un rêve à venir

encore

 

 

je suis arbre desséché

que la grâce de la sève a déserté

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *