Départ

tu as descendu les marches 

bu à la sève de l’aube 

 

les couleurs au jardin ont sculpté ton parfum 

   tu t’éloignes 

 

dans le miroir de l’eau

bercées du sang des femmes s’écoulent tes pensées 

 

les rires accueillent les pirogues nocturnes 

ton regard le chant du pêcheur 

 

les filets s’endorment sur les quais 

 

les ruelles t’observent 

 

    tu t’éloignes