Dans l’argile des traces de pas,
Plaquées contre le ciel les feuilles des érables
Des calicots de lin que sèche
Le soleil.
Le paysage dévore le souvenir,
Il faudrait refranchir les gués
Pour aller en arrière
Aller jusqu a l’amont des rivières des mots
Pour retrouver le frissonnement des pierres
Les flèches de lumière qui montrent
L infini.
La clé du dit ouvre les portes
Du passé
Retrouver les lilas qui débordent
Du mur de cet enclos
Ou les parfums des fleurs
Invitent au voyage
Ce survol de lèvres gonflées
Quand elles ne disent plus que des sons
Mais la nuit est venue pour
Coudre les ourlets des bouches
Et l’arbre ne sait plus
Que nos initiales gravées
Un jour une fourmi
A cheminé
Sur ton corps nu…
