Bousculer l’inertie de mon escargot
courir sans cesse après cette furie du ciel
cousue dans le tissu de l’au delà
tonnerre dans l’azur
tremblement dans la terre
océan déchaîné
assortiment des trois éléments
je m’arc-boute pour me sortir de leur influence
Serpenter sur mon chemin de cailloux
rochers poussés à chacun de mes passages
surplomb en cascade de chantilly
dans la serpe de l’horizon
dantesque chamade de nos cœurs emmêlés
Passage infernal du désir
enveloppé dans une couverture douce
creusant une caverne de détresse
dans mon amour défunt.
Le souffle de la mort
est bien la mort
des choses à venir
dans l’âme de mon corps de pierre.
