La cerise

  

Sur l’arbre de fructification

Les cerises, par une, par deux voire trois

Pendent au bout de leurs queues vert galant

Qui font une bonne tisane

Qui pisse drue

La cerise rouge congestionnée

Coule dans la bouche

Suave, moelleuse, au goût sirupeux de l’amour

Le noyau roule sur la langue

Prêt au concours du jet le plus long

Propulsé d’une bouche aux lèvres colorées par le péché de gourmandise

Semence des prochains cerisiers reproducteurs

Aux fleurs japonisantes et langoureuses

Des premières amours poétiques et romantiques,

Des cerises sur les oreilles en pendentif

Accompagnent les jeux de main

Le trompeur pari de rompre le baiser promis au bout de la double queue des cerises en bouche

Et vient le jour où la cerise sèche sur l’arbre

Dédaignée de l’amour et de la voracité des oiseaux

Triste spectacle alors de ces noyaux qui pendent au bout d’une queue sèche

Promesse de l’hiver proche et de la fin des délires

Suscitées par les caresses du soleil.

 

 

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