Lave

Je vais,

Sur l’or même,

Encore

Fondre la lave

De ma langue.

 

Sur l’épaule

De mon ombre,

De lourdes cloches d’airain

Aux parfums

D’ambre brûlée.

 

Je vais servir

Ces paroles nacrées

Tel Vulcain sous la croûte terrestre,

Cratère recroquevillé

Sur lui-même.

 

Coulée tendre d’amaryllis douces,

Gorgée d’améthyste rousse

La louve assise

Guette leur parfum.

 

« – Ceci est mon jardin »

Se dit-elle

Dans un souffle.

 

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