Débarrassée d’une peau
de sens ordinaire
de sens unique
je vais muer
Je me roule dans le sable sec
léopard ivre, éléphante,
enveloppe ouverte
déchirée
À l’intérieur demeure la lettre
mouchetée, rayée, fauve
sous la dictée des jours
à lire
Et ce sont tous les éléments
qui vont dicter ma conduite,
la pluie, le brouillard, le vent
la rage
Débarrassée d’une peau morte
de la dictée des jours normés
j’ai mué pour rêver la rive,
un rivage
