Partir sans cesse

Partir sans cesse

Infatigable détresse

Un frisson rampe sur l’eau

Suivant la piste du détail

Enveloppé de tendresse

le dégel a commencé

Et gagne la tombe immense

Des aimés éparpillés dans le ciel des regrets

 

Courir après les traînées éphémères

que le soleil corrompt avec ses rayons

Rudoyant l’immobilité de mon cœur

 

Crépuscule des angoisses

Dans la traînée des nuages

Au soleil couchant

Immobile mon regard s’éloigne

Oubliant le silence des grenouilles

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