Éphémère

Au dioptres du cœur :

 

Des fleuves alluvionnant les regards

Des fenêtres sur la mer

Où la pluie ravine les peaux

Pour suer les larmes.

 

Le vent démembre

les arbres

fil à fil

Sournoisement

En surpiqûres sur le sol

Juste assez pour tatouer

Une caresse éphémère.

 

Ne reste que les draps froissés

Rides sur les tomettes

Aux odeurs d’orange

et d’huile lin.

 

D’autres peaux emménagent

Sous la soie d’une paupière.

 

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