Convoitise suprême
où la haine
impose
vide de sens
sa loi
la Vie
faite de ces lumières
Libres
Des petits riens
accrochés aux pavés des rues :
l’odeur d’un café
la jeunesse
belle
sourire aux lèvres
cheveux au vent
et la nuit, le jour
à cueillir
seul ou entre amis
Balayés
d’un revers de lâcheté
les corps
de l’histoire
écrite avec leur sang
Minute silence
cherche en vain
les mots
pour soulager les pleurs
Au détour des jardins
les cœurs ravagés
ont bâillonné
les armes
Devenir
poussière de larme
ici, maintenant
