une main
dévêtue
croque
un peu
de feuille
nue là
arpente la lumière mon pas
l’orée sonde
l’étreinte
au ventre
un doigt
embué défroissé par l’oiseau
estompe mon regard une paume
la futaie respire affamée
la sève tisse sur ma peau un pouls
résurgence la houle se tatoue bourdon
un souffle
faisceau irriguant
un continent
