En quittant votre chemin

un pan de ma vie

a sombré

dans le froid

m’amplifiant de sa solitude

 

cristaux

perlant de bleu

mes racines

étoffées de l’aspérité

du silence

 

le tronc que la pluie

courbe

appelle la morte saison

 

*

 

sommeil apaisé

court

le souffle

sur mon visage

moi

transpercée

de son silence

 

sommeil apaisé

ma main sur son bras

caresse inversée

 

*

 

j’étais bourgeon

j’étais rameau

j’étais branche

j’étais tronc

je suis arbre

qui s’enracine

 

*

 

du souffle au silence

geste brisé

naissent les embruns

 

vos deux mots

abolis

déchirent ma voix

remplie

d’absence

 

 

 

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